Histoire

Le « Centre culturel de Taïwan en France » a rejoint le « Forum des instituts culturels étrangers à Paris » (FICEP) en 2002, dès la création de celui-ci, et, à des fins d’harmonisation, il a tout d’abord changé son nom pour celui de « Centre culturel de Taïwan à Paris », avant de prendre, en 2012, son nom actuel : celui de « Centre culturel de Taïwan du Bureau de représentation de Taipei en France ». Le Centre culturel et le Bureau de représentation partagent des bureaux dans un hôtel particulier du faubourg Saint-Germain, à deux pas du Musée d’Orsay. A partir de 2005, le Centre culturel a vu ses compétences élargies en devenant le centre des échanges culturels internationaux de Taïwan dans l’Union européenne. Depuis lors, il n’a cessé de tisser des liens durables de coopération avec des musées, théâtres, festivals, institutions culturelles et pépinières de talents partout en Europe.

Le premier directeur du Centre culturel fut monsieur Chao Ke-Ming, conseiller culturel, docteur en droit de la Sorbonne et ancien ambassadeur de la République de Chine auprès de l’Unesco. C’est à lui que le Centre culturel doit d’avoir été établi sur les bases solides qui ont permis son rapide et continu développement. Madame Maria Chiu, docteur en linguistique de l’Université Paris III, lui a succédé en avril 1996 et, avec talent et efficacité, a su donner un réel élan aux activités culturelles internationales, notamment en parvenant à mettre Taïwan au cœur du Festival In d’Avignon avec la participation de près de 200 artistes en 1998. De janvier à décembre 2001, madame Wang Hsiu-Hui, épouse de l’ambassadeur français Jean-Paul Réau, tint les rênes du Centre culturel et ouvrit de nouvelles perspectives à l’action culturelle de Taïwan en France. Son successeur, monsieur Liao Ren-Yi, docteur en esthétique de l’Université Paris X et précédemment journaliste, s’employa avec détermination, d’avril 2002 à juillet 2004, à poursuivre dans la voie tracée par madame Wang Hsiu-Hui et à renforcer l’action et la notoriété du Centre culturel, notamment en faisant de Taïwan l’un des tout premiers participants officiels de la « Semaine des cultures étrangères » du FICEP. De juin 2005 à juillet 2006, avec madame Tseng Shai-Shu comme directrice, docteur en histoire de l’art de l’Université de Munich et précédemment professeur au Département des beaux-arts de l’Université nationale normale de Taïwan, le Centre culturel a considérablement étendu son rayon d’action, particulièrement en direction de l’Allemagne et de l’Europe centrale. D’août 2006 à décembre 2008, la direction du Centre culturel fut confiée à madame Liu Li, précédemment professeur au Département de français de l’Université Tamkang, fine connaisseuse de la culture française et particulièrement de son théâtre, qui non seulement sut renforcer les liens culturels entre Taïwan et la France, mais fut aussi à l’origine de la participation chaque année de petits ensembles taïwanais d’arts vivants au Festival Off d’Avignon.

De janvier 2008 à janvier 2013, la direction du Centre culturel a été assurée par monsieur Chen Chih-Cheng, Docteur de l’Université Paris VIII en esthétique, art scientifique et théorie de la création artistique et diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris ainsi que de l’Institut des Hautes Études en Arts plastiques. Chen Chih-Cheng a enseigné à l’Université Paris VIII ainsi qu’à l’Université Nationale des Beaux-arts de Taiwan. Durant son mandat à la tête du Centre culturel, il s’est appliqué à promouvoir les arts et la littérature taïwanais partout en Europe, réunissant ainsi les conditions favorables à la création ultérieure de centres culturels et de bureaux de liaison.

En février 2013, madame Tsai Hsiao-Ying a pris les rênes du Centre culturel. Docteur de l’Université Paris VIII en sociologie, elle a durant de nombreuses années été journaliste en poste à Paris, chargée de couvrir l’actualité politique, économique, sociale, artistique et culturelle, en France et dans les autres pays européens. Depuis sa prise de fonctions un peu moins d’un an après la création du Ministère de la Culture, elle poursuit et intensifie le travail déjà accompli en matière d’échanges culturels et de coopération avec des institutions françaises et européennes, mais elle s’efforce également de mettre en œuvre les compétences nouvelles du Ministère par la promotion internationale de la diversité et de la créativité culturelles taïwanaises dans les domaines du cinéma, de la littérature et de l’édition, du design, de la musique populaire et de l’art numérique. Le Centre culturel s’applique en outre à collecter et transmettre à Taïwan toutes les informations relatives à la culture au sein de l’Union européenne afin de permettre l’élaboration de programmes d’échanges de qualité grâce à une bonne connaissance de la réalité culturelle européenne. La poursuite des activités d’exposition et de représentation théâtrale est par ailleurs assurée, d’une part, par l’établissement et le resserrement de liens avec musées, centres culturels, salles de concert, théâtres, cinémathèques, festivals internationaux de cinéma, de design, de BD, biennales et expositions artistiques internationales et autres institutions européennes ; d’autre part, en aidant les artistes, les galeries d’art et l’industrie culturelle de Taïwan à connaître les grandes tendances du marché international de l’art et ainsi à accéder pleinement à celui-ci, et en aidant aussi les éditeurs de littérature taïwanaise à prendre toute leur place sur le marché international de l’édition. Il est donc permis d’espérer que, grâce à la multiplication de ces activités, grâce à l’intensification du dialogue culturel international, grâce aussi aux échanges entre les personnes et les institutions culturelles, il sera possible de continuer à mettre en place, entre Taïwan et l’Europe, des mécanismes de coopération dans tous les secteurs relevant de la culture et également de faire connaître, par le truchement du Centre culturel de Taïwan en France, à un public étranger de plus en plus nombreux, les réalisations et l’évolution des arts taïwanais, dans toute leur richesse et leur diversité et, ainsi, de les inscrire pleinement dans le contexte mondial de la culture.