57e exposition internationale d’art de la Biennale de Venise
«Viva Arte Viva» – Commissaire Christine Macel
Du 10 Mai au 26 Novembre 2017

《When Beauty Visits 》(Imprévisible beauté) 2017
Installation-performance participative avec chaise et costume
Lieu:Giardini

Ce projet porte sur la façon dont chacun d’entre nous définit, se rappelle et partage ses rencontres avec la beauté. Il se déroule en 3 phases. Tout d’abord, avant Venise, je collecte auprès d’amis aussi bien que d’inconnus des histoires concernant leur(s) rencontre(s) avec la beauté. Dans un deuxième temps, un personnage en costume déambule dans les galeries du Pavillon international de la Biennale. Il/Elle aborde un visiteur et lui propose de venir avec lui/elle dans le Jardin Scarpa où se trouve une simple chaise dans un environnement sonore de stridulations d’insectes. Le visiteur est invité à s’asseoir et à goûter la beauté du lieu pendant que le personnage en costume s’absente pour aller chercher un cadeau pour son hôte. Il revient quelques minutes plus tard avec un petit paquet et explique à son hôte que ce cadeau est assorti d’une condition : le visiteur emportera le paquet, mais ne devra l’ouvrir que lors de sa prochaine rencontre avec la beauté, de préférence à l’extérieur des Giardini. C’est alors que commence la troisième phase du projet. La rencontre pourra se produire lorsque le visiteur se promènera le soir même dans Venise ou lorsqu’il entendra la cloche d’une église ou lorsqu’il apercevra une jeune fille vêtue de rouge ou remarquera un oiseau le survolant. Toute rencontre avec la beauté, quelle qu’en soit la forme, sera l’occasion d’ouvrir le paquet et de découvrir le cadeau : l’histoire d’une autre personne qui a, elle aussi, rencontré la beauté.

《The Mending Project》 (Projet ravaudage) 2009
Installation interactive mixed media
Dimensions variables en fonction de l’espace disponible
Lieu: Arsenale

《The Mending Project》 est une installation conceptuelle interactive dans laquelle j’utilise des éléments très simples – fil, couleur, ravaudage – comme points de départ d’une exploration de la relation d’échange qui peut s’instaurer entre moi et mon environnement et des personnes qui me sont étrangères. Pour commencer, les visiteurs voient une longue table, deux chaises et un mur de bobines de fil multicolores de forme conique. Pendant les heures d’ouverture au public, je suis assise à cette table où les visiteurs peuvent apporter différentes pièces de tissu ou vêtements troués ou déchirés, choisir la couleur de fil qu’ils préfèrent et me regarder ravauder. Une fois recousus, les articles sont placés sur la table, mais en restant reliés aux bobines car les extrémités des fils de la reprise n’ont pas été coupés. Les fils des 300-400 bobines s’entrecroisent et forment une sorte de trame réelle et virtuelle à la fois. Les visiteurs peuvent venir reprendre leurs vêtements recousus lors du dernier jour de l’exposition. L’acte de ravaudage revêt en même temps une valeur émotionnelle dans la mesure où la pièce de tissu concernée peut être la chemise que l’on préfère ou au contraire une vieille nappe que l’on n’utilisait plus guère. Ce qui me distingue d’un couturier, c’est que j’utilise du fil d’une couleur différente de celle du tissu à recoudre et souvent contrastant fortement avec celle-ci. Loin de chercher à dissimuler la reprise, je cherche au contraire à mettre en avant le ravaudage, comme pour dire : « Quelque chose de bien a été fait ici, un cadeau a été fait et ce tissu est même mieux maintenant qu’il ne l’était à l’origine. »